REVUE DE PRESSE

Daniel Darc, toujours là avec “Chapelle Sixteen”

Sept mois après son décès, Daniel Darc est encore là. Sony publie fin septembre l’album posthume du rockeur, “Chapelle Sixteen”, sur lequel il travaillait dans les derniers mois de sa vie. 
Chapelle Sixteen a été écrit et composé avecLaurent Marimbert. Le chanteur Daniel en avait déjà enregistré les voix et choisi les chansons.
Laurent Marimbert a poursuivi et parachevé le travail, dans le respect des directions tracées par Darc, pour un premier CD comprenant 15 titres.
Un second CD, titré “Les inachevés” présentera une autre quinzaine de morceaux, sur lesquels Daniel Darc n’avait pas fini de travailler, et que Sony publie en l’état, “pour ne pas trahir l’intention de l’artiste”.

CD1 “Chapelle Sixteen”

1- Les trois singes
2- Un peu de place au paradis
3- Sweet Sixteen
4- Un peu de sang
5- Variations 5
6- Que sont devenus les hommes
7- Variations 6
8- La dernière fois
9- Des idiots comme moi
10- Période bleue
11- Mauvaise journée
12- Variations 7
13- Ita Bella
14- Variations 8
15- Les enfants

CD2 : « Les inachevés »

01- Combien de battements
02- Bottes de skaï
03- Interlude 6
04- Morning Glory
05- Le dernier jour sur terre
06- Interlude 3
07- La folle complainte
08- Le temps des larmes
09- Jeu à 13
10- La complainte de la butte
11- Bonus LP12 guitare rock
12- L’ennui
13- Quand la ville dort
14- C’est quoi l’amour

Article paru dans  Le Soir le 5 septembre 2013

Daniel Darc au-delà de la mort

MUSIQUES | Les disques post mortem tiennent rarement leurs promesses. “Chapelle Sixteen” de Daniel Darc est une belle lettre d'adieu, qui doit beaucoup à Laurent Marimbert.

Le 28/09/2013 à 00h00 
Valérie Lehoux - Télérama n° 3324

Daniel Darc. © Richard Dumas

Ce jour-là, dans le sous-sol d'une ancienne usine de banlieue transformé en studio d'enregistrement, il avait sélectionné onze chansons. Onze, sur la bonne vingtaine qu'il avait écrites et composées avec le musicien Laurent Marimbert. Avant de rentrer chez lui, dans l'Est de Paris, il avait aussi choisi son « tracklisting », l'ordre dans lequel les titres apparaîtraient sur son prochain disque…

C'est ainsi qu'on les découvre aujourd'hui sur Chapelle Sixteen, double album posthume de Daniel Darc qui nous est arrivé comme une surprise à la fin de l'été. Et qui nous a bouleversés.

C'est rare. Ce genre de disque se solde trop souvent par un bric-à-brac sans âme, des « fonds de tiroir » – studio ou live – opportunément exhumés par une maison de disques, moins pour faire vivre une œuvre que pour vider les poches des collectionneurs. Chez les Anglo-Saxons, c'est une habitude : Jimi HendrixAmy WinehouseJeff Buckley ou Michael Jackson, entre (beaucoup d') autres, ont eu droit à leurs galettes d'outre-tombe.

Chez les Français, outre un Grégory Lemarchal ficelé en vitesse avec des bouts deStar ac, on se souvient de la sortie d'un Bashung reprenant Gainsbourg (la bande-son d'un spectacle), ou d'un Henri Salvador sur des maquettes de 1999 réorchestrées par Benjamin Biolay. Sans être fondamental, celui-ci était agréable, sans doute parce que Biolay connaissait – et respectait – suffisamment le chanteur pour le servir au mieux.

On croise les doigts pour qu'il en soit de même avec le disque de Guillaume Depardieu qu'on nous a promis pour le mois prochain (intitulé, sans rire, Post mortem). Les premiers échos laissent plutôt craindre un bricolage pas très inspiré.

« Au départ, Daniel pensait
écrire un spectacle sur sa vie. »
Laurent Marimbert

Quoi qu'il en soit, Chapelle Sixteen fait figure d'exception. Pas seulement pour la personnalité hors norme du chanteur, mais aussi à cause de la genèse du disque. De septembre 2012 à février 2013, à raison de trois fois par semaine, Daniel Darc s'est rendu dans le studio de Laurent Marimbert, au sous-sol de l'ancienne usine de banlieue. Ensemble, ils ont façonné les chansons, comme ils l'avaient fait sur le disque précédent.

Au bout de six mois, le chanteur avait enregistré tous ses textes ; il avait « posé ses voix ». Il ne restait plus à Marimbert qu'à faire venir des musiciens, pour que de vrais violons ou de vraies flûtes remplacent les sons synthétiques de ses maquettes. Le 26 février, Daniel Darc sélectionnait les onze titres de son disque. Deux jours plus tard, on apprenait sa mort.

« J'ai beaucoup hésité à finir le projet. Sans Daniel, il n'avait plus de sens pour moi. » Laurent Marimbert, qui d'ordinaire fuit la lumière, accepte de s'y montrer un peu. Sans lui, Chapelle Sixteen ne serait jamais sorti. « C'est la mère de Daniel qui m'a finalement convaincu… Sur un disque ordinaire, il m'aurait fallu cinq à six semaines de travail. Sur celui-là, il m'a fallu trois mois… Je crois que j'avais trop de peine. » Sans doute.

Car même ceux qui ne connaissaient pas Daniel Darc risquent d'être troublés par ces chansons urgentes, dessinant le récit d'une existence brûlée, marquée par un impérieux besoin de rédemption. Comme une longue lettre d'adieu. « Au départ, Daniel pensait écrire un spectacle sur sa vie. Face à l'ampleur du projet, il avait renoncé. Mais l'idée a dû continuer de lui trotter dans la tête. » D'autant qu'au même moment il se confiait à un biographe (1). Si Chapelle Sixteen sonne si juste, c'est aussi pour sa cohérence.

Evidemment, rien ne garantit que demain de vieilles bandes disparates ne finiront pas par resurgir dans le commerce. Elles ne viendront pas de chez Marimbert : il a compilé, sur le second CD de l'album, leurs chansons inachevées. « Sa mère y tenait. Et puis ça règle le problème des fonds de tiroir : je n'en ai plus. » On n'en écoutera Chapelle Sixteen que plus intensément. Comme le point final d'une aventure, qui est aussi son point d'orgue.

(1) Bertrand Dicale (auteur de Tout est permis mais tout n'est pas utile, éd. Fayard).

A écouter

 

 Chapelle Sixteen, 2 CD Jive Epic/Sony Music.

Daniel Darc : un album posthume fin septembre

Un album posthume de Daniel Darc, intitulé Chapelle Sixteen, sortira le 30 septembre 2013. On savait qu'au moment de sa disparition, en février dernier, le chanteur travaillait à la conception d'un nouveau disque avec Laurent Marimbert (qui avait déjà officié sur l'album précédent, le très réussi, La taille de mon âme). Une grande partie des voix avaient été enregistrées ; Laurent Marimbert a eu la tâche d'achever la composition et la réalisation du disque à partir de ces enregistrements.

Chapelle Sixteen, dont la tonalité générale semble très autobiographique, sortira chez Jive Epic.

L'hiver dernier, Daniel Darc avait également entrepris de se raconter au journaliste Bertrand Dicale, qui a fait de leurs entretiens la matière d'une biographie très touchante, publiée chez Fayard et toujours disponible.

Article paru sur Télérama.fr : http://www.telerama.fr/musique/daniel-darc-un-album-posthume-fin-septembre,101309.php

Derniers espoirs et désespoirs du chanteur Daniel Darc

Le 26 février 2013, le chanteur Daniel Darc et son compositeur et producteur Laurent Marimbert se retrouvaient à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans le studio d'enregistrement de ce dernier, pour finaliser le choix et l'ordre des onze morceaux devant figurer dans le nouvel album de l'ancien Taxi Girl. Après une première collaboration, La Taille de mon âme, paru en 2011, le duo avait choisi debaptiser Chapelle Sixteen sa nouvelle production.

"J'avais rarement vu Daniel aussi en forme, il était plein de projets", se souvient Laurent Marimbert, devant la console de ce studio aménagé dans une ancienne usine. "Deux jours après, alors que je l'attendais pour préparer l'écoute avec la maison de disques, on m'a appelé pour m'annoncer sa mort."

11 TITRES ET 14 "INACHEVÉS"

 Cliquez ici pour voir la vidéo

Sept mois après cette disparition est publié l'ultime album du rocker à l'élégance blessée. Aux onze titres prévus à l'origine, s'est rajouté un second CD de quatorze "inachevés". Pris comme un vrai double album, Chapelle Sixteen pourra paraître indigeste. Considéré comme une œuvre complétée d'un bonus à écouter en pointillés, le sixième opus solo de Daniel Darc offre une superbe variation d'espoirs et de désespoirs intimes. L'emphase y tient parfois sa place et certains déraillements vocaux peuvent crisper, mais, entre douces suppliques, arrogance rock et ballades "velvetiennes", le romantisme cabossé du Parisien fait encore des merveilles.

Au début des années 2000, un autre compositeur-réalisateur artistique, Frédéric Lo, avait tiré de l'oubli l'ancien Taxi Girl, lui façonnant, en admirateur, l'écrin des albums de son grand retour, Crève cœur (2004) et Amours suprêmes (2008). Laurent Marimbert reconnaît qu'il n'était pas familier de l'univers Darc avant leur première collaboration. "C'est un ami commun, le chanteur Christophe, qui, chez lui, a organisé notre rencontre, se souvient-il. Dès ce soir-là, je me suis mis au piano et nous avons composé notre première chanson."

 

Les points communs semblent pourtant rares entre le chanteur pétri de mythologie rock et le musicien-réalisateur, partenaire régulier de la variété française. "Je crois qu'il appréciait mon éclectisme, mon travail sur les musiquesde film Il était également très intéressé par ma collaboration avec Etienne Roda-Gil, un personnage qui le fascinait", explique celui qui composa une trentaine de chansons et deux comédies musicales avec le parolier de Julien Clerc et de Vanessa Paradis.

UNE INSPIRATION FULGURANTE, BOULEVERSANTE

Malgré une réputation d'artiste parfois difficile à gérer, Daniel Darc semble avoirœuvré sans tension dans les studios d'Ivry. "Bien sûr, il avait ses jours sans, ses coups de fatigue. Je m'occupais alors de l'écriture des arrangements, se souvient Marimbert. Mais son inspiration était souvent fulgurante, bouleversante. Au point que je lui avais demandé de pouvoir l'enregistrer en permanence."

A l'origine, Chapelle Sixteen devait se concevoir comme un récit autobiographique."Daniel voulait y décrire ses années de défonce, de déchéance, puis sa rédemption. Finalement, nous n'avons pas suivi cette ligne, mais après tout, ses chansons s'inspiraient toujours de sa vie".

 

CONNIVENCE MYSTIQUE

Complices artistiques inattendus, le chanteur et le compositeur partageaient d'autres moments inhabituels. "Notre foi nous a rapprochés, révèle Laurent Marimbert. Lui, le juif converti au protestantisme, moi le catholique, nous aimionscommencer la journée en lisant un psaume, un extrait de l'Evangile ou même en priant."

Une connivence mystique loin d'être synonyme de gravité. "Daniel était quelqu'un de drôle, de gai, même s'il était trop traqueur pour le montrer sur scène et trop envahi par le flot de sentiments contradictoires pour le laisser apparaître dans ses chansons", insiste le producteur, surnommé Brett Sinclair par un chanteur qui s'amusait à endosser le rôle de Danny Wilde, en amoureux de la série "Amicalement vôtre".

 

Chapelle Sixteen de Daniel Darc, 2 CD Jive/Sony

 

Article paru dans "Le Monde" signé Stéphane Davet

Vu sur Noodles (supervision)

TIGER LILY
une série réalisée par Benoît COHEN

 

Série TV 6x52 minutes - Diffusée en 2013
Tiger Lily est une série créée par Negar Djavadi et Charlotte Paillieux.
Sélectionnée dans la catégorie "série" du festival de la Fiction TV de La Rochelle 2012.

Noodles (Supervision) a eu le plaisir d’assurer la supervision musicale ainsi que la production exécutive
des chansons originales de cette nouvelle série bientôt diffusée sur France 2.

Réalisation: Benoît Cohen
Production: Ego Productions
Chansons originales: Laurent Marimbert
Musique originale: Fabrice Aboulker
Casting: Lio, Camille Japy, Florence Thomassin, Ariane Seguillon...

http://noodlessupervision.blogspot.fr

 

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